Photographier c'est saisir en mode flottant, reproduire du fugitif et de l'inconsistant, tenter en vain de conserver des traces de vie et de mémoire, sans censure ni concession. 

 

La plupart des images éditées sur ce site sont des photographies argentiques traitées numériquement. Les tirages par impressions sont généralement réalisés sur un papier baryté mat (310-350), le format variant en fonction du type de photo et sa destination.

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DE(s)COMPOSITION(s) - Studio Outrenoir MONS

Du 27 avril au 19 mai 2019

(Exposition des photos "Matière" - Body is  a Cage)

Exposition sur le site Corridor Elephant durant le mois d'août 2019 (sélection de photographies de la série "Vices ou vertus")

Exposition lors de la 4e rencontre internationale Arts Actuels  Mesnil-Eglise - Septembre 2019 (sélection de photographies de la série "Souffrance")

Une expérience de l'impermanence...
Ma démarche photographique s'articule autour de l'impermanence de toute chose, des angoisses que suscitent la perte, la disparition et l'effacement. La mort est constante dans ma recherche photographique depuis de nombreuses années. Et c'est parce qu'elle fait partie de la vie, que je tente ainsi de la sublimer, de la dompter et de l'adopter comme l'irrémédiable. Ainsi la rendre acceptable ou plutôt moyennement tolérable. Je tente au travers de mes images de me réapproprier le temps, le corps, la matière qui le compose afin de dépasser et de contrôler les angoisses, les peurs générées par l'existence elle-même. Il s'agit dès lors d'une "photographie lente" (longues poses et poses multiples - photographie en lumière rare - installations), à l'inverse de la photographie de l'instant.
Dès lors que j'appuie sur le déclencheur, l'instant figé fait déjà partie du passé et le passé est source potentielle d'angoisses. Alors l’œuvre photographique doit sans cesse se poursuivre, sans cesse se renouveler, se perpétuer et se projeter dans l'avenir pour l'entre-percevoir et tenter de le comprendre, de le faire sien, de l'apprivoiser.
Michael ACKERMAN disait que la photographie est inséparable de la disparition. D'où le besoin de s'accrocher à l'impossible. Les photos sont les seules preuves de ce que l'on a éprouvé, non des faits eux-mêmes. Et Gilles ROUDIERE de poursuivre : "Je crois que je suis devenu photographe quand j'ai essayé d'arrêter de comprendre les images et que j'ai commencé à les ressentir".
My photographic approach revolves around fear and dread of the loss, disappearance and erasure. Death has been constant in my photographic research from many years. And the death is a part of life, of my life wich litle by little inexorably ends, that I try to sublimate it, tame it and adopt it as the irremediable, to make the death acceptable or rather moderately tolerable. Through my pictures I try to reclaim time, the body and the material that composes it, to overcome and control the anxieties, the fears generated by the existence itself. It is therefore a "slow photograph" (long poses and multiple poses - rare light photography - installations), unlike the photograph of the moment.
 
Since I press the shutter release, the fixed moment is already part of the past, ans the past is a source of anxiety. Than the photographic work must be continued, constantly renew and project into future in order to understand, to make the death its own.
Michael ACKERMAN said that photography is inseparable from disappearance. From wich one need to cling the impossible. The photos are only the proof of what we have experienced, not the facts themselves. And Gilles ROUDIERE to continue : "I think that I became a photographer when I tried to stop understanding pictures and I began to feel them".
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